vendredi 4 avril 2014

Forum des associations d'Amboise - 19 avril 2014

Notre association sera présente sur le stand qui nous est offert par la mairie d'Amboise pour la deuxième édition du forum des associations.


Venez nous rencontrer et en apprendre plus sur le jumelage avec Suwa et les différentes manifestations que nous souhaitons vous proposer !

Entrée libre le samedi 19 avril entre 10h et 18h.

jeudi 20 mars 2014

Le Samurai guitariste est passé à Paris, à la Cigale

MIYAVI



Miyavi, est né le 14 septembre 1981 à Osaka, sa famille et lui ont rapidement déménagé dans la préfecture de Hyogo. Il voulait être joueur de football professionnel mais à peu près à 15 ans, il a été blessé et a dû arrêter. Après cet incident, il n'avait plus de but, il commençait à mal tourner. 
Un jour, il a pris une guitare chez un ami et a commencé à "jouer" , dès les premières notes il a voulu être guitariste. Il a donc acheté une guitare très peu chère et a commencé à apprendre tout seul, en visionnant quelques vidéos sur internet.
 A 17 ans, un de ses amis a eu un accident, c'est là qu'il a décidé de partir, seul, à Tokyo, avec pour seul bagage sa guitare qu'il avait dénichée dans un magasin pas cher. C'est là qu'il rencontrera les membres de Due le quartz.
Anciennement du groupe Loop, un groupe méconnu, en juin 1999 il rejoint comme guitariste Sakito, Kikasa et Kazuki dans le groupeDué le Quartz. Il y compose la quasi-totalité des morceaux joués par le groupe, et écrit une partie des paroles. En novembre de la même année sort leur premier mini-album,Mikansei no Jekyl to Hyde, mais la consécration ne viendra qu'avec Jisatsu Ganbou, sorti le . Le , le groupe organise son concert au Shibuya On Air West, lieu qu'il retrouve en février 2001 pour un double concert (avec le Shibuya On Air East).
Le  sort un nouveau mini-album, Rodeo, mais le groupe annonce sa séparation quelques semaines plus tard (le 8 juin), après un ultime concert le 22 septembre auShibuya AX. Miyavi annonce alors qu'il se lance dans une carrière solo et modifie son nom de scène en miyavi, profitant de l'occasion pour changer son style tant artistique que visuel, devenu moins Visual kei, moins gothique et plus punk (avec force tatouages et piercings).
Artiste complet, extravagant sur scène, mais réservé sur sa vie privée, Miyavi s'est également essayé au cinéma avec le rôle principal du film Oresama. Il est également le propriétaire de son propre label discographique (J-glam), qui le produit désormais.




CONCERT DU SAMURAI GUITARIST À PARIS, LA CIGALE :

Vendredi 14 mars à Paris, après m'être débarrassé de tous mes sacs de voyage chez une amie, je me dirige tranquillement à la Cigale.
20h la salle est déjà saturée d'une foule en délire, criant à la moindre apparition de la guitare.

Je me pose seul sur le côté loin des crieurs, ayant trouvé un bon angle de vue c'est décidé je me cale ici. Arrive 20h30 les lumières s'abaissent.. Le samurai guitarist entre en scène.. La claque totale :









Max pour Amitiés Amboise - Suwa
Secrétaire.


lundi 3 février 2014

Ciné Club d'Amboise - La forêt de Mogari (Kawase Naomi)

Le 27 février prochain, dans le cadre du Ciné Club animé par Lionel Tardif, le film "La forêt de Mogari" (Mogari no mori) sera projeté au cinéma d'Amboise.



Shigeki vit dans une petite maison de retraite sous le regard bienveillant d'une aide -soignante, Machiko. Sans le savoir, tous les deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher, lui sa femme depuis trente trois ans, elle son petit garçon qui échappant à sa vigilance s'est fait écraser par une voiture. Shigeki est un pensionnaire hirsute qui ne parle pas et qui n'est pas toujours facile pour le personnel qui anime ce lieu. Ainsi lors d'une animation de calligraphie, il se jette sur la toile de Machiko et efface une partie du nom Machiko pour le réduire à celui de Mako, nom de son épouse décédée. Comme s'il suffisait de barbouiller de noir un nom pour faire renaître celui de sa femme ou à l'inverse, dans un acte de déni, supprimer celui de l'animatrice. A la suite d'un accident de voiture, Shigeki et Machiko se retrouvent seuls et désemparés au milieu d'une forêt. Très vite le vieil homme semble aspiré par cette forêt et Machiko responsable de lui n'a d'autre choix que de le suivre. C'est là, au cœur de cette nature protectrice qu'ils vont à nouveau se sentir vivants. Ce film a obtenu le Grand Prix du Festival de Cannes en 2007. Naomi Kawase, la réalisatrice dont ce n'était que le troisième film, très belle jeune femme au regard profondément mélancolique, devait déclarer à la presse :
« C'est très dur de faire un film, je crois que c'est aussi dur que de vivre. En créant, on essaie de se redonner des forces. Ce n'est pas l'argent, des voitures ou des vêtements (qui sont importants) c'est quelque chose de non visible, ça peut être le vent, la lumière, le souvenir des anciens, et quand on trouve ce point d'appui dans le monde, on peut être tout seul et continuer » Bien singulière déclaration qui se retrouve pourtant dans tout le film. « Je crois, dit-elle encore, que l'invisible est aussi important que le visible ».
Dans un décor somptueux, en faisant corps avec la forêt, les deux personnages de Naomi Kawase libèrent leurs douleurs enfouies dans le ruissellement d'un torrent, une clairière ombragée, le vent dans les arbres, un feu de bois. Il leur faut aussi l'expérience d'une longue nuit en forêt et d'un matin passé à creuser une tombe pour qu'épuisés ces deux êtres meurtris aillent jusqu'au bout des larmes et de l'anéantissement pour renaître...peut-être.
Le film débute par une procession mortuaire. L'obsession de la cinéaste autour du deuil comme nouvelle naissance, pour de nouveau exister au monde, imprègne tout le film. Tout ici est dans le ressenti, l'expérience intérieure des personnages avec une grande empathie de la réalisatrice pour eux, un amour profond fait d'une infinie douceur et de tendresse. On est happé dans un univers où vivants, morts, fantômes, et nature semblent à même d'influer sur les personnages comme s'ils appartenaient de fait à une même réalité tangible. « La forêt de Mogari » nous parle de choses essentielles si souvent occultées par la pensée unique et formatée d'aujourd'hui.

Tarif unique 6,20€

Cette semaine, le karate d'Okinawa s'invite à Paris


mercredi 1 janvier 2014

あけましておめでとうございます!

L'association Amitiés Amboise Suwa vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2014.

あけましておめでとうございます
akemashite o-medetō-gozaimasu
Nous vous souhaitons tout le bonheur pour cette nouvelle année.

vendredi 20 décembre 2013

CIné Club d'Amboise - Voyage à Tôkyô (Ozu Yatsujirô)

Dans le cadre du "Ciné Club" animé par Lionel Tardiff (fondateur de la Cinémathèque de Tours et réalisateur de films), le film "Voyage à Tôkyô" sera projeté au Cinéma d'Amboise le 23 janvier 2014 à 19h45.

affiche

Voici la présentation du film par le "Ciné Club" :

Yasujiro Ozu, en véritable artiste zen, a réussi à capter le temps qui s'écoule et plus que cela encore. Maître Dogen disait « Ne considérez pas le temps simplement comme une chose qui passe ne pensez pas que sa seule fonction soit de passer. Pour que le temps passe, il faudrait qu'il y eut une séparation entre lui et les choses. En croyant que le temps passe, vous n'apprenez pas la vérité de l'être-temps. En un mot, chaque être dans le monde tout entier est un temps particulier dans un continuum unique. »
Dans chaque film d'Ozu l'action est toujours reliée par des plans étranges qui semblent surgir d'un autre espace-temps. Tous les lampions de la rue oscillent à peine dans le vent, plus loin dans la campagne le soleil se lève, des panneaux publicitaires envahissent l'espace, un enfant écoute la pluie tomber et tous ces plans n'ont a priori rien à voir avec l'histoire qui se déroule. Et pourtant, dans le déroulement du récit, ces images nous renvoient dans le grand tout, dans l'universel.
Chaque film d'Ozu s'inscrit dans la famille japonaise, depuis les enfants, les adultes et les grands parents.
Ozu dira vers la fin de sa vie « A travers l'évolution des parents et des enfants, j'ai voulu montrer comment le système familial japonais commençait à se désintégrer. »
« Voyage à Tokyo » narre le voyage d'un couple âgé qui partant de la campagne vient rendre visite à leurs enfants habitant la capitale Tokyo. D'abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s'avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko (splendide portrait de femme) la veuve de leur fils mort à la guerre, trouve du temps à leur consacrer. Les enfants quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d'Atami, loin de Tokyo.
Plan après plan, Ozu prend le temps nécessaire pour faire ressentir l'inexorable : la vieillesse, l'éloignement, l'abandon des mœurs traditionnelles, la mort. Mais la mort n'est pas une fin. A la mort de sa femme le vieil homme salue le soleil avec sa belle-fille.
Film bouleversant classé parmi les dix plus grands films de l'histoire du cinéma, « Voyage à Tokyo » nous fait pénétrer le réel de fascinante manière. Et en même temps, Ozu nous emporte dans un continuum transcendant, comme si cette histoire en train de se dérouler devant nous appartenait à la marche de l'univers. 

Tarif unique 6,20 €